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Allons au Cinéma avec Tommy

Nobody knows

27 Décembre 2013, 16:28pm

Publié par Tommy's Ghostwriter

Nobody knows

Un film d'Hirokazu Kore-Eda

Note: 15/20

Critique: Basé sur des faits réels, ce drame japonais touche sur la corde craquante plutôt que sur la sensible.

On est complétement charmé par le casting adorable. You interprète une mère de 4 enfants, obligé de se prostituer pour survivre et élever sa famille. Sous son apparence fluette et simplette, elle semble avoir en fait bien peu de considération pour sa progéniture puisqu’elle va les abandonner à leur sort. Yuya Yagira, palmé du meilleur acteur à Cannes est excellent. On tombe sous son aura douce et protectrice envers ses frères et sœurs. Kawaii à souhait, se débrouillant comme il peut pour nourrir ses cadets, il est le seul lien entre ceux-ci et l’extérieur. Les trois autres enfants sont super choux, on voudrait tous les adopter. Innocents, joueurs, on s’éprend littéralement d’eux. Le reste du casting est sympathique et d’une manière générale on apprécie tous les acteurs et les rôles qu’ils jouent.

La mise en scène est très réservée et bien qu’elle présente explicitement et implicitement les malheurs de ces quatre enfants laissés pour compte, elle ne tombe jamais dans du pathétique ou larmoyant. On est loin d’un drame noir où les protagonistes sont malheureux. Ici, le ton est enfantin, léger, gentillet. On contemple plus qu’on partage le quotidien de cette famille de plus en plus pauvre et modeste.

Les personnages sont incroyablement attachants mais il faut reconnaître qu’on a parfois du mal à s’émouvoir de leur sort. Si on a toujours de la sympathie voire de la compassion pour eux, on n’est pas forcément touché profondément par leur situation. On adore les voir évoluer dans cet univers d’adulte, se débrouiller du mieux qu’ils peuvent avec les moyens du bord. La fin pourtant logique, nous décevra par sa très faible portée tragique (alors que l’évènement de conclusion est horrible). Un peu leu et bien qu’avec un scénario prometteur, on ne sera pas pleinement conquis par cette œuvre trop lisse sur le fond.

Nobody knows
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