Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Allons au Cinéma avec Tommy

Dogville

5 Février 2014, 16:15pm

Publié par Tommy's Ghostwriter

Dogville

Un film de Lars Von Trier

Note: 15/20

Critique: Drame atypique, ce film se démarque par sa mise en scène minimaliste.

Ici, trône pour unique décor une salle de théâtre, des maisons en carton, des rues dessinées à la craie. De cette manière, est supprimée l’intimité des personnages dont les actions sont visibles par le spectateur à tout moment. Tout se déroule comme si nous regardions une pièce de théâtre par l’œil d’une caméra intrusive. On rentre facilement dans la mise en scène malgré son côté très innovateur assez inhabituelle. Encore une fois le film est scindé en chapitre, neuf, tous introduit par une phrase de présentation.

Les acteurs sont très bons. Nicole Kidman est adorable tendre et douce et bien qu’on l’ait connu plus expressive et assurée, elle réussira à nous faire frémir parfois. Elle est soutenue par de nombreux excellents seconds rôles dont Paul Bettany, l’habitant le plus « sein » de tout Dogville, amoureux de la belle héroïne. Mais aussi Stellan Skarsgard en gros pervers maitre chanteur travaillant dans un verger et sa femme seule instruite du village joué par Patricia Clarkson, aussi impitoyable que de mauvaise foi. Le reste du casting intervient toujours dans le sens du récit et chaque personnage représente bien à sa façon la déchéance humaine.

Le récit se concentre en effet sur les tors et travers de chacun. Alors que tout fonctionnait à merveille, l’arrivée d’une femme mystérieuse à Dogville va modifier les comportements. Au départ amicaux, les habitants vont bien vite comprendre le pouvoir qu’ils peuvent avoir face à l’héroïne et ainsi la contraindre à bon nombre de choses. Humiliations, fausses accusations, insultes, violences physiques et sexuelles : toutes les peines de la ville retombent sur son dos. On est peu surpris par les événements, on s’attendait à la quasi-totalité des rebondissements cependant il faut avouer que le film est bien rythmé, pas un moment on ne s’ennuiera lors des 3 heures. On est passionné par le destin de ces protagonistes méprisants et tout ce qu’ils font subir à la nouvelle arrivée. La fin, totalement imprévisible, en surprendra plus d’un. On est alors mitigé entre l’impression d’avoir visionné une grosse mascarade pas drôle du tout ou bien d’avoir été témoin d’une grande découverte : tout le monde est pourri, la nature humaine est malsaine. Intelligente réflexion finale !

Dogville
Dogville

Commenter cet article