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Allons au Cinéma avec Tommy

Le Ruban blanc

26 Août 2015, 19:37pm

Publié par Tommy's Ghostwriter

Le Ruban blanc

Un film de Michael Haneke

Note: 9/20

Critique: De ses deux palme d’or, celle-ci est la moins mauvaise, mais reste quand même bien en deçà de toutes nos espérances.

Le vieux réalisateur était déjà sur sa période vieille et présente une mise en scène vieillotte pour coller le plus à l’époque de son film. Noir et blanc, musique quasi absente, tout se fait dans le calme le plus simple. Certes la photo est belle, mais la caméra manque clairement d’indiscrétion, de curiosité, ne montrant rien des quelques passages qui pourraient intéresser laissant au spectateur le loisir de s’imaginer ce qu’il se passe. Soit, mais difficile d’imaginer quoi que ce soit au vu de l’intrigue longuette et ennuyante du début à la fin.

Le rythme est très lent, pourtant on a bien du mal à se familiariser avec tous les personnages, trop nombreux (un petit village) et à vraiment comprendre leurs rôles dans les affaires. Le narrateur conte l’histoire sans vraiment la connaître lui-même et sans s’y intéresser complétement. Les divers événements, accidents, morts,… ne nous touchent pas le moins du monde. A aucun moment on ne sent concerné par des personnages secrets, pour la plupart antipathiques. Le scénario tente péniblement de s’ancrer dans un contexte avant-guerre mais le fait de manière totalement ridicule, sans aucun lien avec l’intrigue principale, qui de toute manière ne sera même pas résolue à la fin. Pourquoi ? Comment ? On ne sait pas.

Les acteurs ne sont pas des meilleurs, si on saluera la joie et la fraicheur de Leonie Benesch en bonne nounou, ou encore la très émouvante Susanne Lothar, en malheureuse sage-femme subissant de plein fouet un horrible destin, le casting masculin déçoit pour le plus grand nombre. Le narrateur, un professeur ingénu et niais interprété par Christian Friedel énervera plus qu’autre chose. Ulrich Tukur, jouera un baron invisible tandis que Burghart Klaussner sera un effroyable pasteur, aux méthodes strictes et violentes.

SI on est tenté de chercher l’innocence des enfants durant un court instant, on est vite rattrapé par le vide constant d’un récit qui n’a rien à dire, rien à montrer mais veut quand même rester sur la durée

Le Ruban blanc
Le Ruban blanc

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