Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Allons au Cinéma avec Tommy

L'arc

28 Septembre 2013, 15:42pm

Publié par Tommy's Ghostwriter

L'arc

Un film de Kim Ki Duk

Note: 16/20

Critique: Le réalisateur offre ici probablementson film le plus beau visuellement et le plus captivant.

Pourtant l'action est loin d'être omniprésente et l'ensemble semble aussi lent que posé. Tout se passe sur un unique bateau de pêche au milieu de l'océan ou vivent un vieil homme et une jeune fille, sa protégée. Parfois viennent quelques pêcheurs pour la journée mais sinon ils restent là, coupés du monde extérieur et sans contact humain avec les autres. Seuls mais pas malheureux pour autant, ils prédisent l'avenir grâce à un rite original, jouent d'une sorte de violon et maitrisent avec agilité l'arc.

Les acteurs sont exceptionnels, on saluera la performance de l'héroïne jouée par Han Yeo Reum certes muette comme une tombe mais qui est un véritable rayon de soleil et de bonheur dans cette tragédie de l'enfermement. Notons aussi le très sage et bizarre grand père interprété par Jeong Sung Hwan qui préféré s’exprimer par des gestes plutôt que par la parole laissant facilement libre cours à sa colère. Le reste du casting est sympathique, assez invisible mais convaincant.

Dépouillé à un tel degré, on pourrait croire que le réalisateur a trouvé l’essence de la beauté et de l’innocence ici, contrastant avec le récit exposant violemment et crument les aléas de l’amour, la jalousie et la passion. Bien que l’intrigue avance tout doucement, presque sans dialogues, le cinéaste préférant jouer sur les expressions des personnages et le côté onirique de sa fable réussit tout de même à nous accrocher sur son petit bateau, scène d’un drame. Développant un amour se changeant peu à peu en chagrin de cœur, jalousie et violence, le récit semble exacerber tous nos sens afin de livrer un véritable spectacle des sentiments poignant.

On restera sceptique devant certains passages très (trop) métaphoriques et oniriques sur la fin, épuisant un peu les ressources dramatiques du scénario. L’œuvre reste tout de même sublime !

L'arc
L'arc
L'arc

Commenter cet article