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Allons au Cinéma avec Tommy

Melancholia

6 Octobre 2013, 16:18pm

Publié par Tommy's Ghostwriter

Melancholia

Un film de Lars Von Trier

Note: 13/20

Critique: Le réalisateur danois innove avec ce film pour le meilleur et pour le pire.

Après une introduction plus que lente et bizarre, l’œuvre se divise en deux parties, l’une racontant le mariage raté de l’héroïne, l’autre l’arrivée de la planète auprès de la Terre. Et le plus étonnant c’est que ces deux parties sont distinctes et peuvent être compris sans avoir vu l’autre. Le propos est loin d’être claire et on a bien du mal à voir un réel lien (à part une interprétation mystique et fantasmagorique de la chose) entre les deux morceaux du film.

C’est surtout l’héroïne du film qui va briller grâce à sa sublime interprète (récompensé à Cannes) : Kirsten Dunst. Elle joue ici un de ses rôles les plus matures mais aussi des plus originaux, elle fait de vrais efforts et diffère vraiment de ses prestations habituelles. Magnifique et mystérieuse, bipolaire et lunatique, on est sans conteste séduit par cette femme. Le reste du casting est bon, notamment Charlotte Gainsbourg interprétant la sœur de la mariée, angoissée et désespérée mais aussi le charmant Alexander Skarsgard en époux désorienté, hélas un peu invisible lors du film.

La réalisation est certes belle esthétiquement parlant mais se trouve être aussi lente que contemplative avec de longs plans sur des détails qu’on ne comprend pas toujours. Tout ce qui passe devant l’objectif de la caméra intrigue mais on a vraiment du mal à y voir un sens. C’est un peu le film intellectuel qui privilégie une mise en scène dépouillé à un scénario sans équivoque et qui perd (voire ennuie) le spectateur peu à peu faute de trouver de la cohérence dans des propos trop complexes.

La première partie du film est la plus captivante même si on a du mal à voir un intérêt quelconque dans tout ça. On suit un mariage qui va peu à peu finir au désastre et des hôtes parlant le politiquement incorrect. La seconde partie du film plus onirique, moins terre-à-terre transforme le lieu du mariage un drame familial plus confiné et secret. L’inévitable va se produite et il faut trouver un moyen d’en finir dignement. On ne peut reconnaître que la seconde moitié est très particulière, tellement spécial qu’on aura du mal à rentrer dedans et à s’émouvoir des personnages qu’on apprécie pourtant.

C’est très beau et original mais ça ne convaincra pas pleinement avec un récit trop mystérieux et tarabiscoté pour être bien compris et interprété.

Melancholia
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